Jeremiah ✈ I am so visceral, yet deeply inept.

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Jeremiah Garland


Jeremiah Garland a commenté le 29.10.12 17:45
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J'AIME : 3
INSCRIS LE : 29/10/2012
I AM ALSO : a motherfucking violent kid !
TELL ME MORE : More.

Garland Jeremiah

SURNOM : Aucun.
ÂGE : Quinze ans
DATE DE NAISSANCE : Neuf Octobre
SEXE : Masculin, le sexe fort comme on dit. Bon sang qu'il déteste ce genre de conneries.
SIGNE ASTROLOGIQUE : Balance
ORIENTATION SEXUELLE : Inconnue. Il se considère comme asexuel mais dit plus ça par défaut, par peur des autres, que parce qu'il est sûr de ça.

► WHATCHA NEED TO KNOW

STYLE VESTIMENTAIRE : « J'aime ce qui est ample. Quand je ne suis pas écrasé par mes vêtements. Mes parents m'obligeaient à n'avoir que des chemises à manches courtes attachées jusqu'en haut et des pantalons noirs que je ne pouvais pas salir. Alors j'veux plus jamais ça. J'préfère les cols larges, même s'ils en viennent à me découvrir une épaule et les pantacourts un peu baggy, que je suis plus couvrir de boue si j'veux. Je déteste acheter des habits et ma sœur le fait pour moi. Parfois elle prend des choses un peu trop grandes en disant que je vais bientôt grandir. Mais bon, j'ai toujours été petit pour mon âge alors j'y crois pas trop. Les textes sur les habits c'est chouette, pas les motifs. Les trucs avec des tas de lignes ou de carrés c'est putain de ridicule. J'admets que j'aime bien les textes un peu violents comme "fuck you", même si j'porte pas ça à l'école. Y'a des limites à ce que je fais comme bêtises. J'apprécie aussi les trucs qui critiquent la religion et j'm'emporte contre ceux qui portent des croix ou autres symboles. J'trouve que ça a pas sa place dans un lieu comme ça. Mais c'est parce que j'déteste vraiment les croyants.

J'ai toujours un gilet ou un pull noué autour de la taille. On sait jamais, des fois que la météo change subitement. Comme le dit ma frangine "Mieux vaut partir trop couvert que pas assez". Et c'est vachement utile. Même si il m'arrive parfois d'égarer mes hauts. Je dois pas les serrer suffisamment. Il y a une étiquette avec mon nom au niveau du col de chacun d'entre eux par contre. C'est un brin honteux mais vous savez comment sont les grande-sœurs... "Comme ça une gentille personne te le rapportera." Elle zappe toujours mon pouvoir. Si je veux vraiment remettre la main dessus j'ai qu'à m'en servir au lieu de m'humilier.

Si c'est ça niveau godasses, j'ai deux paires. Des baskets de sport et des baskets de sport mais pas pour le sport. C'est utile quand je me bagarre, parce que c'est toujours mieux que des tongues dans ces cas là et j'aime bien être capable de courir avec. Par contre, j'admets que je trucide une paire en moins d'un an en général et qu'on me dispute parce que l'argent coule pas à flot et que je dois faire attention. J'coupe toujours mes lacets aussi. Sinon j'marche dessus.

La tête ? Comment ça vous pensez que j'coiffe pas mes putain de cheveux ? Bon, c'est vrai hein. J'ai juste jamais le temps le matin. D'où le bonnet. J'en ai des tas, de couleurs différentes, selon le haut que j'porte ce jour-là. Je ne supporte pas qu'on tire dessus ou qu'on me les arrache avec violence. Faites ça et j'vous jure que vous risquez de vous prendre un méchant coup de skateboard dans la tête. Ou juste un pas trop méchant. Je veux dire, faudrait vraiment que je sois pas content. Enfin, laissons tomber. J'ai un casque de musique autour du cou mais j'ai cassé le fil, alors iil est juste là pour la décoration, relié à rien. Pourquoi je le garde ? C'était mon premier, j'l'aime bien. »

SIGNE PARTICULIER : Une cicatrice horizontale sur le haut du front, causée par une chute dans les escaliers quand il avait deux ans. Elle n'est pas très grande et son bonnet la cache plutôt bien alors ça ne le gêne pas.

CARACTÈRE : « Je ne connais sans doute pas grand-chose comparé aux gens de mon âge. J'ai été isolé vraiment trop longtemps, putain. Ça veut pas dire que je suis un imbécile pour autant. J’aime juste pas m’arrêter et faire attention à ce qui m’entoure, pas voir ce que j'ai loupé. Mon enfance a été pourrie et j’en paye encore le prix, ce qui me rend vraiment pas content du tout. J’pense pas être quelqu’un de bien. Pas parce que j’ai abandonné Dieu, non ça c’était une bonne putain d’idée, mais juste parce que je ne suis pas un gars super sympa. Je crois que j’ai beaucoup de colère en moi et que j’aime bien me venger sur les autres, leur faire du mal encore et encore. J’adore la violence, faire souffrir mes ennemis. C’est pour ça que j’ai des problèmes avec les relations humaines, parce que je ne devrais pas être aussi méchant. Mais je ne peux pas m’en empêcher. Rien ne m’amuse autant que de frapper les gens avec mon skateboard. Ma grande sœur me demande souvent de me calmer ce qui n’est pas juste. Peut-être que je me cherche des excuses ? J'en sais putain de rien.

Je pense que la religion c’est très mal, que ça fait pleurer les gens et qu’on s’en sert juste pour les forcer à obéir à des règles idiotes. Moi, je suis athée. Je ne crois qu’en moi-même, comme ça j’ai pas à me faire emmerder par des parents extrémistes et violents. Je n’approuve aucune religion et je n’hésite jamais à le dire, même si on me dit que je manque de respect. C’est eux qui auraient besoin de mieux se respecter ! Vénérer Dieu ça veut dire qu’on peut pas marcher tout seul dans la vie, c’est triste et pitoyable. Rien de plus. Je n’éprouve pas de compassion pour les autres et je n’aime pas rendre service. On m’a utilisé pendant trop d’années. Je détestais ne rien pouvoir faire et être un enfant parfait pour ne pas qu’on me tape dessus. Alors je refuse d’aider les gens. Ils doivent devenir forts tous seuls, non ? Ma famille est nulle, monstrueuse. Je m’en suis tiré par chance et j’en suis reconnaissant envers ma sœur, qui m’a emmené avec elle. On s’en sort bien mieux tous les deux. Mes parents sont les monstres dont les livres de contes parlent tout le temps. Mes frères et sœurs ne me manquent pas, même si je sais qu’ils continuent à souffrir. Je ne veux pas penser à eux, ils sont trop loin et ça fait trop mal.

Le ciel est beau j’trouve. Les nuages, les changements de couleurs. J’adore le regarder dès que je peux. Ça me calme et si je lève les mains assez haut, j’ai l’impression que je pourrais presque le toucher. Je voudrais l’attirer plus près de moi et ne jamais le laisser partir. Même si c’est impossible, on me l’a dit. Je ne pense pas qu’un paradis existe en haut. On m’a enseigné que mon corps représentait simplement un pêché et il n’y avait même pas de miroir dans notre salle de bain. Même maintenant, quand je sors de la douche, je m’entoure vite fait d’une serviette de bain et j’me sèche dos au miroir pour pas me voir. C’est nul d’avoir honte de son corps. J'avoue que j'ai suivi pas mal de cours de rattrapages aussi et que même maintenant j'suis pas un bon élève, j'ai des tas de lacunes. Je déteste ça. Tout comme quand Hannah me traine à la bibliothèque. J’aime pas lire, okay ? Les bouquins c’est pas chouette et j’pige pas la moitié de ce qui est écrit. Etre dyslexique aide pas du tout non plus, parce que ouais j'me tape aussi ça. Tch. Par contre quand il y a des images, ça va. J’aime bien les mangas, tant que les histoires sont pas trop complexes ou bizarres. J’ai du mal avec le fantastique. Ça se heurte à mes anciennes croyances dont je ne veux plus. C’est chiant de culpabiliser tout le temps pour des broutilles. Mon psy dit que je m’en sortirais alors j’le crois. J’ai rien de mieux à faire.

J’suis un explorateur dans l’âme. J’prends mon skate et j’visite la ville pour découvrir de nouveaux endroits dès que je le peux. Mes amis me montrent toujours les endroits les mieux. Une fois, on a taggué une église tous ensemble, en pleine nuit. C’est pas mauvais, faut bien essayer de sauver les croyants de leurs idées pourries. Hannah, ma frangine, croit encore mais elle devrait pas et on se dispute souvent à ce sujet. Surtout depuis que j’ai dit que je préférais pas croire et brûler en Enfer. Son autorité me pèse un peu parfois. Quoiqu’elle est encore assez libérale comparée à nos vieux. J’crois simplement qu’elle s’inquiète. Après tout, c’est pas facile de s’habituer à notre vie actuelle. On se cherche, comme le psy dit. J’aime bien écouter de la musique pour ça. Dans les chansons, on peut trouver des mots qui définissent super bien notre existence. C’est pour ça que j’écoute tous les genres mais que les morceaux avec des paroles qui ont un sens pour moi. Le reste, je trouve que c’est nul.

J’ai du mal avec la nourriture. J’suis habitué à être vachement rationné et à toujours devoir terminer mon assiette alors j’ose pas dire quand j’en ai trop ou pas assez et parfois je me rends malade en finissant un plat trop copieux. Ce qu’on mange est aussi différent de ce que mes sœurs nous faisait chez mes parents et j’avoue que je préfère les légumes et les fruits aux trucs de restauration rapide. Et je déteste les bonbons. C’est bien trop sucré pour moi. A l’inverse le chocolat passe bien même si mon truc préféré, c’est de manger des salades de fruits. Je pourrais vivre rien qu’avec ça dans l’estomac. Sauf les ananas, j’y suis allergique. Ça m’étouffe et j’ai l’impression de mourir dès que j’en mange un morceau. »

DÉCRIVEZ VOTRE DON : Clairvoyance.
"Hey Jeremiah, t'peux nous dire où est Machin ? Thanks, t'es super cool mec !"
En gros, son don fait de lui une sorte de gps qui sait parfaitement où se situent les objets et les personnes. Il est en mesure, en se concentrant, de retrouver votre chaussette bleue égarée deux semaines plus tôt ou bien votre petit ami pour être sûr qu'il est bien en train de réviser à la bibliothèque comme il vous l'a signalé par un message sur votre portable dix minutes plus tôt. Généralement, l'adolescent n'a besoin de rien pour retrouver quelque chose, mais si cette dernière est éloignée, une carte sera nécessaire pour qu'il visualise mieux la zone. Jusqu'à présent, il n'a échoué qu'une seule fois et c'était parce que l'individu qu'il voulait retrouver était décédé. Les tombes ne font pas parties de ses attributions, ce qui est étrange lorsque l'on sait qu'il met la main sur des objets quand il le désire. C'est un grand mystère qui ne l'intéresse pas le moins du monde.

► WELCOME TO THE SECRET GARDEN

► votre personnage fait partie du clan : NICHI 日
► votre personnage a toujours cette chanson en tête : Motion City Soundtrack- Let's Get Fucked Up And Die
► votre personnage pratique ce sport : Skateboard.
"Like a boss !" Il a la mauvaise manie de s'en servir également comme d'une arme contre les autres de temps en temps.
► votre personnage a une peur bleue de : La patriarchie.
► votre personnage se décrirait comme : "RELIGIONOPHOBE !"
► votre personnage aime faire ceci pour passer le temps : Explorer de nouveaux coins, façon dresseur Pokémon. Enfin, pas qu'il sache ce qu'est un dresseur Pokémon.

► 'CAUSE « LIFE » BEGINS BY YOUR NAME


« Il y a des familles que l’on surnomme ‘Fundies’. C’est un surnom trompeur, puisqu’il contient le terme ‘fun’. J’peux vous assurer qu’il y a rien d’amusement dans le fait de naître dans un groupe de détraqués comme ça. Ces gens sont des fondamentalistes, qui s’accrochent à leurs doctrines religieuses. On vous rabâche que Dieu est tout et que vous n’êtes rien. Je détestais ma propre maison et ma famille. Non, détester c’est trop faible. C’était de la haine pure, le souhait de faire cramer la demeure familiale et de tout détruire. Je n’ai pas demandé à venir au monde chez ses gens là où les femmes ne sont que des objets et les hommes des pantins. Interdiction de passer plus de dix minutes dans la salle de bain pour se doucher, coups prodigués dès l’enfance pour faire de nous des enfants parfaits. J’étais un poster humain. Fait pour attirer les gens que nous connaissions à se joindre à ce mouvement de timbrés. En apparence, on était parfait. A l’intérieur, c’était tout l’inverse. Comme le but est d’avoir autant de gosses que possible, je peux vous dire qu’on était pas mal à la maison. Huit enfants quand j’me suis tiré, il me semble. C’est peu pour une famille comme celle que nous étions. J’en connais qui ont vingt mômes. Et la surpopulation mondiale n’est qu’un mythe pour eux. J’me souviens qu’on m’oubliait souvent et que c’était pas plus mal. Les règles étaient trop nombreuses et me rendaient dingues. Mais j’suis plus chanceux que mes sœurs, qui accumulaient les corvées et un travail bien trop lourd pour des enfants. J’suis le cinquième né d’ailleurs. Mon éducation était sensée être faite à la maison mais on nous enseignait juste à lire la bible. Je ne vous décrirais pas mon niveau mais sachez qu’un enfant de douze ans en sait sans doute bien plus que moi. C’est marrant de voir que mes vieux nommaient leurs gamins ‘miracles’ mais qu’au final, nous n’étions que des pêcheurs qui devaient vivre une vie de sacrifices pour racheter nos fautes. L’un de mes frères a été marié à dix-huit ans et il a pété un câble. Il voulait bien faire, être l’époux parfait qui soumet sa femme et qui est un bon patriarche. Mais le monde extérieur l’a frappé de plein fouet. Lui et son épouse vivent encore sous la tutelle de leurs géniteurs et ils sont incapables de se démerder. Mon frère est misérable et accumule les dépressions mais tout le monde est persuadé que Dieu le sauvera. Putain, qu’est-ce qu’ils sont cons, ça me terrifie.

Les rares qui s’échappent de ce mouvement le font à l’âge adulte, même si c’est très difficile. Nos parents contrôlent tout et si on s’éloigne un petit peu du chemin qu’ils ont tracé, on se fait envoyer dans des sortes de camps de redressement. J’ai jamais eu à y aller. Je crois que je n’avais aucune importance à leurs yeux. Je restais dans mon coin à ne rien dire, à subir en silence. Pourtant, moi j’m’en suis tiré. Et à treize ans. Ce qui est un foutu miracle. L’une de mes sœurs avait un plan. On voulait la forcer à se marier alors elle a décidé de fuir le plus loin possible et, si on l’arrêtait, de quémander l’aide des autorités pour s’en sortir. Elle avait dix-sept ans à l’époque. Son nom c’est Hannah au passage. Donc Hannah avait bien préparé son coup. Elle a dit qu’elle allait acheter de la farine à l’épicerie du coin parce qu’il n’y en avait plus. L’arrêt de bus étant juste à côté, c’était pas mal pensé du tout. Sauf qu’au dernier moment, notre mère lui a dit qu’elle devait être accompagné d’un individu de sexe masculin pour quitter la demeure. Ce qui n’est guère étonnant chez les extrémistes comme nous. Ma sœur a manqué de paniquer tandis que notre génitrice scrutait la cuisine de son regard perçant. Vous savez qui était le seul garçon présent dans la pièce à cet instant ? Moi bien sûr, sinon je serais encore chez les dingues. Je me suis retrouvé à y aller avec elle et, tandis qu’on marchait, elle m’a tout avoué. Dans mon esprit, ça me semblait être un piège, un moyen de tester si j’avais une assez bonne éducation pour résister à cette tentation du diable. Pourtant, moi, le gamin qui rêvait de fuir et de ne laisser personne derrière moi, je voulais lui dire de m’emmener, que tout irait bien. Je n’ai pas eu besoin de dire le moindre mot. Elle a murmuré qu’elle avait volé de l’argent à notre mère et qu’il y en avait bien assez pour deux places de bus. Sa main a enserré la mienne et on a couru, aussi vite que possible, sans un regard en arrière.

Le chauffeur du bus nous a regardé longuement tandis qu’on achetait nos billets pour la ville voisine. Je pense qu’il savait qui nous étions. Les enfants de cette famille de malades où seule la perfection était acceptée. Ma sœur portait une robe qui lui arrivait aux chevilles et ses cheveux étaient longs, ce qui était notre norme. Moi j’avais les habits d’un de mes frères aînés qui étaient trop grands pour moi. On se tenait la main si fort que nos jointures en étaient blanches. L’homme aurait été en mesure de nous renvoyer chez nous, de dire que nous étions trop jeunes. Au lieu de ça, il nous a tendu nos tickets en nous souhaitant une bonne journée. A peine assise, Hannah a éclaté en sanglots.

« Oh Jeremiah, on a une chance, tu te rends compte ? »

J’en étais incapable. Je regardais le paysage défiler, sans me dire qu’il existait quoique ce soit à l’extérieur, sans vraiment saisir l’aventure que nous allions vivre. Une vie sans coups, sans perfection. Sans faux-sourires ni pleurs. Mon esprit ne pigeait rien du tout à ce concept. Une fois en ville, on s’est arrêtés sur un banc et on a essayé de voir ce qu’on pouvait faire. Hannah a proposé d’aller parler aux policiers qui se tenaient un peu plus loin. Je ne fais pas confiance aux autres et encore moins à toute forme d’autorité, à cause de mes parents. Alors, pour le coup, j’ai paniqué et je crois que je me suis à pleurer. Le choc d’être enfin libre et d’avoir peur d’être forcé de retourner en prison. Ce sont mes larmes qui ont attiré les deux hommes qui sont venus nous demander ce qui n’allait pas. Ma sœur a tout dit. Elle s’est mise à pleurer aussi en expliquant la vie que nous menions, la façon dont nous étions frappés si souvent. Elle a soulevé l’une des manches de sa robe pour montrer une marque sombre là où notre père l’avait attrapé de force quelques jours plus tôt pour un motif idiot. On a été au poste et on a fait une longue déposition en racontant chaque petite partie de notre vie. Sauf que nous étions mineurs et que nos parents ont été convoqués. Je ne pourrais pas vous décrire la colère de notre paternel à son arrivée. Je crois que c’est la façon qu’il a eut de me secouer puis de me gifler assez fort pour que je tombe qui nous a sauvé au final. Tout le monde voyait qui il était comme ça. Ce connard. Si je pouvais, je le pousserais dans un bassin rempli de requins et je l’observerais se débattre sans réagir.

Étrangement, nos frères et sœurs n’ont pas été tirés loin de ce mode de vie si dangereux. Le juge manquait de preuves et nos parents les ont forcés à mentir encore et encore. On nous a placé, Hannah et moi, chez un couple plutôt cool, en attendant qu’elle soit majeure et qu’elle puisse obtenir ma garde. Je me rappelle que j’étais méfiant de tout et que je voyais l’école comme une sorte de cauchemar sataniste. Autant vous dire que j'ai changé d'avis en arrivant ici. Sans compter qu’on a décelé ma dyslexie dans le même temps. Je savais même pas ce que ça voulait dire, dyxlemachin, au départ. Enfin, même maintenant ça me semble un brin complexe à piger. Tout ça pour expliquer que la liberté est venue petit à petit. La première fois qu’on m’a laissé me resservir à table, ce que mon estomac a regretté, ou que j’ai eu le droit de prendre un bain d’une demi-heure, tout en noyant presque la salle de bain, je me suis demandé où était le piège et la façon mesquine dont ma famille d’accueil se vengerait de ce crime. Finalement, on ne m’a jamais rien dit.

J’ai abandonné Dieu comme on balance un t-shirt criblé de trous à la poubelle et j’ai jamais regretté d’avoir fait ça. J’crois que ma sœur s’y accroche, même si elle a les cheveux courts et qu’elle porte des jeans maintenant. Ça lui va bien, d’ailleurs. On a obtenu un petit studio financé par l’Etat aux dix-huit ans de ma sœur et on a commencé à vivre par nous-mêmes. Ce qui a été une putain de catastrophe. On n’y comprenait rien ni l’un ni l’autre. On suivait des cours de rattrapages tout en essayant de ne pas se laisser entrainer par tout ce qui nous entourait. Hannah s’en est bien tirée. Elle a obtenu un niveau équivalent à celui d’une jeune lycéenne en première année après quelques mois mais pas moi. Alors ça m’a énervé et j’ai commencé à sortir, à essayer de voir à quoi ressemblait le monde.

La suite est plus compliquée, c’est un putain de bazar. J’ai rencontré les autres types de mon âge qui vivaient dans le quartier et ils m’ont adopté en quelque sorte. Ils ne comprenaient pas pourquoi je ne savais rien et que tout captait mon attention, mais ça les amusait. Ils m’ont enseigné que garder la colère enfermée était pas bien. La plupart d’entre eux étaient en conflit avec leurs parents et ils n’hésitaient pas à se disputer avec eux, à crier haut et fort leur opinion. Je me suis demandé comment ils faisaient. Ces gars accumulaient les conneries et j’ai commencé à faire pareil. J’étais ravi quand l’un d’entre eux m’a offert un skateboard pour mes quatorze ans et j’ai commencé à ne plus me déplacer que sur cette planche que j’adore. Bien sûr, je chutais beaucoup au départ mais ça ne me dérangeait pas. C’était cool d’avoir mal de mon propre chef, vous comprenez ? Tch, sans doute pas. J’adorais mes nouveaux amis. Et le jour où une bagarre à éclaté entre eux et une bande rivale, j’ai pas hésité et j’ai attrapé mon skate pour ensuite frapper l’un des types dans la tête avec. Je me souviens du silence qui a régné durant une seconde, comme si personne ne pouvait croire ce que j’avais fait. Le combat ne s’est pourtant pas arrêté comme ça et à la fin, même si on a gagné, on était couverts de bleus. L’un de mes amis m’a demandé pourquoi j’avais fait ça, pourquoi j’avais été aussi cruel et violent. J’ai répondu que je ne savais pas mais que ça m’avait fait du bien. Je ne peux pas dire comment était son regard, mais c’était bizarre, comme une mixture d’approbation et de peur. Après ça, j’ai commencé à me battre souvent, à apprécier le fait de faire du mal à mes adversaires.

Mon don est venu un peu par hasard. En fait je crois que je l’ai toujours possédé mais sans vraiment m’en rendre compte. J’étais simplement doué à retrouver les choses. Jusqu’à ce que Hannah réalise que c’était sans doute plus que ça. Elle m’a fait faire des tests, comme aller à l’autre bout de la ville et me demander de la retrouver en suivant juste mon instinct. C’était un peu strange au final, mais j’y arrivais bien. C’est pour ça que j’suis là maintenant. Sûr, c’est un peu compliqué et mes notes sont nulles à chier, mais ça va. J’m’en sors même sans ma sœur. J’ai même rejoint un groupe de gens géniaux qui se battent contre une oppression débile qui me donne envie d’vomir. Par contre, putain le Japonais, pour un dyslexique, je vous dis pas comment c’est chaud à apprendre quoi. Je confonds tous les symboles. »



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Timmy S. Breakfaith
J'ai des bonbons mwahaha.


Timmy S. Breakfaith a commenté le 30.10.12 0:10

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J'AIME : 10
INSCRIS LE : 23/07/2010
AGE : 22
I AM ALSO : Je suis un crétin qui contrôle des fantômes. Ouuui, ouuui.
TELL ME MORE : J'aime les bonbons. Les bonbons, c'est la vie >8D.
YOU PLAY...? : Je joue de la basse, je dessine (mal), je lis des BD, je regarde des films de tout genre & je lis des magazines à potins.

Bienvenue sur le forum *ω*
Encore une fois, ce fut un véritable plaisir de te lire, j'ai beaucoup apprécié la manière dont c'était raconté et j'aime aussi le personnage. Le concept est original, je lisais justement un reportage sur ce type de regroupement il n'y a pas longtemps. C'était bien élaboré.

Pour le reste, c'est cool de voir les groupes se confirmer de plus en plus. Ça nous fait un Nichi de plus ! Alors voilà. Je te valide ... tu es libre de faire ce que tu veux, now :P



"Fear can be countered by fear. Trust me."
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Jeremiah Garland


Jeremiah Garland a commenté le 30.10.12 0:25
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I AM ALSO : a motherfucking violent kid !
TELL ME MORE : More.

Merci beaucoup pour cette validation !



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Jeremiah ✈ I am so visceral, yet deeply inept.

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