Kovu Daasanach [The E.N.D]

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Invité a commenté le 08.09.10 0:35

Nom & Prénom

★ SURNOM : Black Gangsta
★ ÂGE : 16 ans
★ DATE DE NAISSANCE : 15 Mai 1994
★ SEXE : Mec
★ SIGNE ASTROLOGIQUE : Taureau
★ ORIENTATION SEXUELLE : Hétéro

► WHATCHA NEED TO KNOW

★ APPARENCE : On pourrait commencer par évoquer la taille. Kovu est loin d'être petit, avec son 1.90m de haut, il toise facilement les gens qui l'entourent. C'est un grand type dont la hauteur n'a d'égale que son tour de taille. Car oui, Kovu n'est pas mince. A autant vous arrêter tout de suite : non, ce n'est pas que du muscle. Il a beau avoir des abdos en acier, quand ils ne sont pas contractés il n'a qu'un gros bide qui pendouille mollement et de façon proéminente, donnant définitivement à sa silhouette une allure de singe. Un gorille, peut être. Et son attitude n'est pas pour démentir cela. Il se traine, pire qu'une loque, tout en gardant la tête haute pour déposer ses grands yeux noirs sur les gens qui l'entourent.
Ce regard, Kovu l'a modelé pendant des années. Quand on a des iris couleur d'encre, c'est profondément banal, et ça passe inaperçu. S'il avait eu les yeux chocolat sans doute que vous l'auriez plus remarqué. Mais voilà, il s'agit d'un regard noir, dans tous les sens du terme, agressif et à tendance dominatrice. On peut y lire, chaque jour, la haine qu'il peut avoir envers la race humaine. Et ses épais sourcils, souvent froncés pour surligner cette expression mauvaise, éloignent les individus trop imprudents qui craignent alors de se faire engueuler. Il faut noter pourtant que, parfois, Kovu peut ne pas avoir l'air mauvais. Nous verrons plus tard qu'il ne s'agit que d'une façade qu'il se donne... et derrière, il peut cacher une certaine douceur. De l'attendrissement même. Quand il regarde ses frères, quand il regarde sa mère... ceux qu'il aime ont le droit à de tendres œillades dont il a le secret. Enfin, il y a une troisième sorte de regard que l'on peut tirer de Kovu. L'air con. Il faut avouer qu'il n'est pas allé souvent à l'école. Et il peut arriver que ses yeux deviennent vagues, et ronds de béatitude, lui donnant le faciès d'un poulpe hors de l'eau.
Autre trait caractéristique de ce grand bonhomme aux allures à la fois menaçantes et grotesques, ses mains grandes comme des battoirs qui en imposent. Ce sont des mains comme les autres, il ne faut pas imaginer quelque chose de surnaturel. Mais qui dit grande taille dit membres en proportion. Vous ne tenez pas vraiment à en savoir plus concernant un certain membre situé sous la ceinture (si si, croyez moi, vous ne voulez pas savoir), mais pour ce qui est des mains, Kovu doté d'une paire qui fait le double de la moyenne. Alors, cela paraît évident que l'on souhaite changer de trottoir en le voyant arriver, on aimerait pas se frotter à ses gifles ou à ses poings. D'autant plus que sa poigne est loin d'être faible. Un jour on l'a même vu briser un verre rien qu'en le serrant entre ses doigts.
On évoquera aussi ses bras, forcément. Courts et trapus, dignes de porter ses lourds poings. Et puis ses jambes, longues et larges, deux poteaux sur lesquels il se campe pour vous toiser avec amertume. Et dont il se sert surtout pour courir. Eviter les flics, vous voyez, ça vous muscle un homme.
Bref, il est inutile de poursuivre plus avant sur les détails du corps de Kovu. En deux mots comme en cent, c'est un grand type qui sous sa graisse évidente cache des muscles qui lui sont bien utiles. Et pas seulement pour frapper comme on pourrait le croire. Si l'on oublie de parler des cheveux, c'est tout simplement parce qu'il n'en a pas, se rasant soigneusement le crâne tous les matins pour avoir un dessus de tête tout à fait lisse et mat.
Dans le fond, finalement, la principale caractéristique de Kovu, c'est qu'il est noir. Et ''noir'', ici, ne veut pas dire couleur d'ébène, ni café au lait, ni même beur ou caramel. C'est plutôt couleur chocolat. Un chocolat qui, dans d'autres circonstances, aurait attiré bien des gourmands, et qui colore son épiderme de manière uniforme, tel un voile sombre et lisse. Même si il a du poil aux pattes.

★ STYLE VESTIMENTAIRE : Cela peut sembler évident, mais un grand gaillard comme Kovu, ça ne s'habille pas n'importe comment. Il faut des vêtements de taille conséquente. Voir un peu plus large que la moyenne. Les adultes, qui n'y connaissent rien, diraient sans doute qu'il s'agit d'un savant mélange entre les fringues d'un Hulk apprivoisé et celles d'un ado revenant du sport. Kovu copie en réalité les styles vestimentaires de ces chanteurs de rap ou de hip hop que l'on peut voir dans les magasines pour la jeunesse.
Alors en clair, pour les incultes, il s'agit effectivement d'habits taille XXL. Pantalons larges, qui trainent au sol, essuyant les rues comme pour les balayer de la saleté qui s'y incruste. Des jeans, principalement, et de toutes les couleurs, de tous les motifs. Tant que ça a de la gueule, ça va. Parfois troués, parfois raccommodés, tombant sur le cul et faisant des plis en accordéon sur les baskets qu'il a aux pieds. Des grosses baskets, toujours avec un logo bien en évidence, toujours d'une grande marque de sport ou d'une autre. Parce que c'est classe, parce que ça donne l'impression d'écraser le bitume tout en restant léger. Ça alourdit la silhouette, mais lui donne également de la souplesse. Le principe des chaussures de sport, en gros, avec le street style en plus.
Pour aller avec le jean, il y a forcément des t-shirts. Mais là, il faut bien garder l'idée du XXL. Parce qu'un vêtement qui vous descend presque jusqu'aux genoux, c'est loin d'être courant. Si on garde à l'esprit que Kovu est grand, on pourra comprendre qu'en ce qui le concerne, ses t-shirts lui arrivent globalement en dessous des fesses. Plus grand, ça n'existe pas, ou alors ça s'appelle des robes, et ça c'est franchement, mais alors franchement pas son truc.
Des t-shirts, Kovu en a de toutes les couleurs. On peut clairement dire qu'il fait attention à son image, et arbore souvent des vêtements exhibant des marques, ou des imprimés significatifs. Un message choc, ou un dessin abstrait. L'image, c'est très important, finalement.
N'étant malgré tout pas aussi bling bling que les grandes stars du show buisness, ses modèles rappelons le, Kovu n'est pas (encore) tombé dans cette folie des bijoux à tout va. Les chaines en or, les bagues, les gourmettes pesantes, les boucles d'oreilles et toutes sortes de diamants... tout ça ne lui plait pas. Et puis, il n'en a pas du tout les moyens, ça tombe bien.
En revanche ce que Kovu affectionne par dessus tout, ce sont les casquettes. Jamais au grand jamais vous ne le verrez sans l'une d'entre elles, si ce n'est pour la remplacer par toute autre sorte de couvre chef. Ainsi, chapkas et bonnets peuvent, parfois, surmonter son crâne lisse et sombre. Toutefois, s'il vous venait à l'idée de comptabiliser le nombre de casquettes qu'il a en sa possession, vous seriez surprit d'en trouver plus d'une vingtaine. C'est bien simple, il assorti chacune de ses tenues avec l'une d'elles. De toutes les couleurs, unies, multicolores, sans imprimé ou avec un gros logos...
On notera enfin son affection particulière également pour les lunettes de soleil. Il n'en a qu'une paire, volées car hors de prix, qu'il aime poser sur son nez épaté pour se donner de l'importance. La conclusion que l'on peut en tirer c'est que concernant Kovu, tout est dans le style, finalement, et il est indéniablement un garçon superficiel.

★ SIGNE PARTICULIER : C'est un afro-américain, pas fréquent à Seaside...

★ CARACTÈRE : Si Kovu aime prétendre que physiquement il a la classe (ce qui est vrai selon certains, et faux pour d'autres), il est en revanche clair qu'il a un caractère de merde.
Ce qu'on remarque dans un premier temps, c'est son allure d'énorme nounours, dans tous les sens du terme. Il a beau avoir l'air mauvais, il n'en garde pas moins des manières maladroites, et il dégage une sorte d'aura bienveillante. On pense alors avec certitude qu'il s'agit là de quelqu'un de bien. Sauf si on est du genre à soupçonner que les bisounours soient tous des sérial killers, et dans ce cas là ça s'appelle du scepticisme les amis. Kovu a effectivement un grand cœur. Celui qui gagne son affection peut être sûr de s'être trouve là un ami fidèle et sur qui compter, en toutes circonstances. Il est, sans mentir, capable d'entrer par effraction dans un poste de police, si ça peut aider, tout comme plonger les mains dans la merde. Enfin, il ne faut pas pousser non plus, chez lui c'est du donnant donnant.
Kovu a donc clairement une belle notion de ce qu'est l'amitié. Par contre, pour les autres, il est tout de même loin d'être tendre. Très attentif, trop peut être, à tout ce qui peut être qualifié de raciste, il n'hésite pas à asséner des coups de poings pour faire comprendre à ces petits cons de blanc qu'ils ont tort de le considérer comme un moins que rien. Kovu a des principes, et tient à ce que les autres les respectent. Le respectent. Alors oui, son caractère peut facilement être catalogué dans la catégorie « délinquant », et il est vrai qu'il a une forte tendance à voler et à dégrader le matériel mis à la disposition de tous (on ne parle pas ici que de l'école, mais aussi des tags sur les murs, des coups de pieds dans les poubelles, et des gravures faites sur les vitres du métro).
Personne ne sera étonné en découvrant alors le mépris dont ce garçon est capable. Parfois, on pourrait presque croire qu'il est raciste, justement, envers ceux qui ne sont pas noirs. Il a la critique facile, et rabaisse volontiers ceux qui l'agacent. Pour l'agacer ce n'est pas bien compliqué en plus. Tout fonctionne. Les moqueries comme le silence, les petits regards de travers ou bien qu'on le dévisage, avoir un air sur de soi ou au contraire avoir l'air particulièrement renfermé.
Les grandes gueules agacent Kovu, c'est un fait. Il voudrait qu'on le considère comme le meilleur dans ce domaine et n'hésite pas à faire des blagues vaseuses. Mais il y a quelque chose qu'il déteste encore plus : les faibles. Oui, les faibles timides et misérables qui transpirent le manque de confiance en soi. Les minus et les grandes perches qui complexent sur leur taille. Les geeks sans aucune vie, les mono-maniaques qui passent leur temps à fantasmer sur un film ou sur un chanteur sans s'ouvrir au reste, les intellos chamboulés par tout le monde ou les crétins naïfs.
Tout ça ne concerne que les garçons, bien évidemment. Les filles, c'est une autre histoire. Kovu adore les filles. Il a beau n'avoir clairement aucun succès avec elles, il n'en reste pas moins un dragueur invétéré qui s'évertue à s'attirer les faveurs des demoiselles. N'importes lesquelles, vraiment. De toutes tailles, de tous caractères... Notre grand black change totalement de comportement lorsqu'il se trouve face à un membre de la gente féminine, et tentera par tous les moyens d'attirer son attention. Ça passe forcément par les propositions louches, et les phrases bidons, les rimes à deux balles et les sourires qui se veulent charmeurs alors qu'il a clairement la bouche d'un ogre.
Notez... Kovu est un ogre. Il adore manger. Il passe presque la moitié de son temps à ça. Si ce n'est plus. Certains sont accro' à la clope, d'autres à l'alcool. Kovu, c'est la bouffe. Toujours un paquet de chips au fond de ses larges poches, n'hésitant pas à chopper des bonbons ou toutes autres sortes de sucreries dès qu'il le peut... C'est bien simple, Kovu, c'est un ventre sur pattes.

★ GOÛTS (AIME/AIME PAS) : Il faut vraiment lister ce qu'il aime et ce qu'il n'aime pas ? Vous n'avez pas froid aux yeux vous, clairement. Kovu a des avis sur tout, et des idées très précises. Enfin, quand on a comprit son caractère on voit très bien de quoi il en ressort, n'est-ce pas ? Pour ce qui est de ses goûts...
Il aime manger, encore une fois. Tout ce qui est sucré, en commençant par les bonbons (sauf la guimauve parce que ça c'est écoeurant), les pâtisseries, les petits pains et les biscuits, les fruits confits ou les fruits secs... bref, vraiment tout, sauf la guimauve, c'est pas compliqué.
Pour ce qui est des légumes, c'est différent. Là pour le coup, il déteste ça. D'une part, parce que c'est pas assez consistant pour son gros estomac, et d'autre part parce que franchement, faut être débile pour aimer les légumes hein. C'est vraiment dégueulasse. C'est tout filandreux en plus. Le pire c'est certainement l'artichaut. Ou le maïs, ça aussi c'est franchement mauvais.
En dehors de la bouffe, ce que Kovu aime c'est aussi faire chier le monde.
Et ce qu'il n'aime pas, c'est les adultes et les racistes. Et les faibles. Et les grandes gueules. Et les égoïstes. Et...
Et je pense qu'il n'y a pas besoin d'énumérer encore. Kovu aime pas grand chose à part la bouffe et les emmerdes. Après, c'est vrai qu'il cumules quelques autres petits plaisirs comme écouter de la musique à fond, fumer diverses matières pas très légales, et rester à glander et à boire avec des potes pendant les heures creuses.

► WELCOME TO THE SECRET GARDEN

► votre personnage fait partie du clan : Chuusei
► votre personnage a toujours cette chanson en tête : ♫ Casquette à l'envers ♫
► votre personnage pratique ce sport : Le foot, quand il en a l'occasion. Tout le monde aime le foot.
► votre personnage a une peur bleue de : Devenir blanc.
► votre personnage se décrirait comme : Un beau gosse qui pue la classe
► votre personnage aime faire ceci pour passer le temps : Grapher et écouter de la musique

► 'CAUSE « LIFE » BEGINS BY YOUR NAME

Un paquet de céréales posé sur la table de la cuisine. Un bol, seul, vide, en mille morceaux. La chute à été longue, comme au ralentis. Et deux paires d'yeux le regarde tomber avec un air horrifié sans esquisser le moindre geste, deux paires d'yeux contemplent les éclats éparpillés. On sait très bien que ça ne pourra pas être réparé. Non, il y en a trop.
Des disputes comme celle qui déchira la famille Daasanach ce matin là, il y en avait tous les jours, au moins. Pourtant celle-ci devait être particulièrement dramatique. Parce que c'était la dernière, parce que Monsieur frappa Madame. Parce que les cinq fils étaient tous derrière la porte à écouter. C'était trop, trop de fragments éclatés qui venaient se planter dans leurs coeurs comme autant de poignards tenus par leurs propres parents. Et le cœur qui saignait le plus était sans doute celui de Kovu.

Kovu était l'ainé de la famille. Entre lui et ses frères, il y avait peu d'années d'écart, sans doute parce que leurs parents étaient jeunes, et pas particulièrement riches, et qu'il n'avaient jamais éprouvé le besoin d'utiliser de moyens de contraception. Et puis, il y a des traditions qui perdurent. On n'avortait pas, par exemple, dans la famille Daasanach. C'était particulièrement mal vu de la part des cousines, des tantes, des mères et des grands mères. Ce que Dieu donne, Dieu ne peut le reprendre.
Comme dans beaucoup de foyers noir-américains, l'avortement était formellement interdit, car la religion tenait une grande place dans le quotidien. On allait à la messe tous les dimanches et on priait pour la paix dans le monde en espérant que le petit Jésus saurait entendre les appels de fidèles.
Pourquoi les parents de Kovu se disputaient-ils ? Pour rien. Pour tout. Chaque instant de leur vie commune était devenue un prétexte pour faire des reproches à l'autre. Ils s'étaient aimé avec passion pendant les trois premières années passées ensemble. Et puis cette passion avait doucement faiblit, jusqu'à arriver à un point de non retour, et ça... ça n'a rien d'extraordinaire. Ce n'est pas une histoire américaine. Pas seulement. Pas juste une histoire occidentale. Des couples qui se font et qui se défont, il y en a partout.
Des maris qui frappent leur femme aussi. Certains hommes supportent mal qu'on leur résiste, cela touche trop à leur égo de mâle dominant. Mr Daasanach n'avait pas seulement giflé sa femme, il lui avait foutu une baffe monumentale en la renversant à moitié sur la table. Seulement voilà, Mme Daasanach n'était pas vraiment du genre à se laisser faire non plus. Elle garda le silence, lourd silence qui pesait et qui faisait frémir d'appréhension les cinq garçons derrière la porte, et finalement lâcha la sentence. C'était finit.

La détresse d'une famille qui éclate est difficilement explicable avec des mots. Après tout ce temps à vivre ensemble, voilà qu'il faut adopter une nouvelle existence, changer l'organisation, et faire de nouveau face à la solitude. Il y avait les enfants, bien sûr, mais ils étaient fort jeunes encore. Kovu n'avait que 9 ans. Il comprit très vite les soucis auxquels sa mère allait être confrontée, et fit preuve d'une grande maturité. Aller chercher les plus jeunes à l'école le soir. Faire les courses quand elle rentrait trop tard du travail. Et surtout, s'occuper de soi sans avoir besoin de l'aide de sa mère, qui pourrait alors dévouer toute son attention aux plus jeunes.
Kovu aimait sa mère plus que tout. Il la portait dans son cœur comme elle l'avait porté dans son ventre. C'était celle qui savait tout, et qui dispensait sa sagesse pour donner à ses fils les moyens de grandir. C'était celle aussi qui les protégeait des moindres petits soucis, qui guérissait les petits bobos, et qui, le matin, vous donnait envie d'aborder la journée gaiment avec son large sourire. Et dieu sait pourtant que sa vie devenait un enfer, chaque jour. L'aide de Kovu, quoi que généreuse, était presque insignifiante face à la masse de travail qu'elle avait. Son emploi au super-marché la faisait rentrer à 20h tous les soirs, après avoir finit de faire l'inventaire, et de remplir les rayons, managé les troupes de techniciennes de surface et vérifié les caisses. Il fallait alors qu'elle fasse à manger, qu'elle aide pour les devoirs, qu'elle fasse un peu de ménage et puis qu'elle s'occupe des papiers. Ces papiers auxquels elle ne comprenait rien et qui encombraient son petit bureau dans la cuisine en lui rappelant à chaque fois que ses ressources s'amenuisaient. Elle craignait de devoir quitter l'appartement avec ses enfants.
Ce n'était déjà pas un grand logement. Un salon-salle à manger, une cuisine, une salle de bain, et trois chambres. Le minimum pour une famille comme celle-ci. Les garçons se plaignaient souvent du manque de place, d'intimité. Ils ne se rendaient pas compte de la chance qu'ils avaient d'avoir au moins un toit. Le plus petit envahissait l'espace de ses frères, ces derniers, fort tumultueux, s'évertuaient toujours à mettre les chambres sans dessus dessous, et Kovu... Kovu fuyait un peu tout ce chaos. Il préférait même l'école, parfois.

Et il y avait l'appel de la rue. Comme lui en bas des immeubles, dans les escaliers ou au square, des jeunes un peu perdu erraient en bande pour tenter d'oublier la réalité. Kovu avait ses potes, sa petite bande à lui qu'il retrouvait au centre commercial tous les soirs. Le plus vieux c'était Fatim. Il avait presque quatre ans de plus que les autres, et c'était un joueur de foot presque professionnel. C'était ça, son rêve. Quitter la merde du quartier pour aller faire la coupe du monde. Son frère, Kaleb, il aurait bien fait la coupe du monde aussi, mais seulement pour aller en Afrique. Retrouver ses racines. Les autres avaient un peu de mal généralement à comprendre ce qu'il y avait d'intéressant à quitter Brooklyn pour aller dans un coin encore plus pauvre. Surtout Mélissa, sa copine. La seule fille du groupe. Aussi loin que la mémoire de Kovu remontait, Melissa et Kaleb avaient toujours été ensemble, même quand ils avaient trois ans. Ils étaient fait l'un pour l'autre. Même s'il fallait avouer que depuis le départ de son père le jeune garçon avait un peu de mal à croire aux conneries de l'amour. T-J était d'accord avec lui. C'était son meilleur pote, et quand ils ne trainaient pas avec la bande ils allaient se réfugier chez lui. Il était seul, parce que tous ses frères étaient parti, lui. Et c'est son père qui s'occupait de lui. T-J avait connu les horreurs du divorce, lui aussi, et puis il avait finit par comprendre, dans un sens. Après tout, disait-il, c'est peut être mieux ainsi, car au moins ils arrêteront de se faire du mal.
On pourrait croire qu'à force de fréquenter le centre commercial cette bande de joyeux lurons avait finit par faire ami-ami avec les vendeurs. Peut être qu'en effet certains les appréciaient. Mais bien souvent on leur jetait des regards méfiants, pour la bonne raison que... quand ils sont dans les parages, il y a toujours un truc qui disparaît quelque part. On n'a jamais réussi à mettre la main sur le ou les voleurs. Mais on est sur que c'est l'un d'entre eux. Et plus ils grandissaient plus la méfiance et l'animosité de certains contribuait à rendre leurs relations tendues. Les vendeurs proféraient des menaces, la petite bande s'amusait à les provoquer... C'était presque devenu un rituel.

Le rituel changea du tout au tout, pourtant, quand les flics débarquèrent pour leur passer les menottes au poignet. Humiliation publique, insultes, réaction violente des deux côtés. Si les policiers semblaient avoir l'habitude de ce genre d'intervention, la petite bande était pour le coup totalement perdue. Il y avait eu un appel, disait-on. Le vendeur de jeux vidéos avait craqué, et téléphoné aux autorités, parce qu'il venait de se rendre compte que trois boites manquaient en rayon. Or, Kovu et les autres étaient venu dans le magasin à peine deux heures plus tôt.
Le soucis dans l'histoire c'est que le voleur n'était aucun d'entre eux. Comme d'habitude ils n'avaient fait que regarder et baver devant tout ce qu'ils ne pourraient pas acheter. Mais ça, les blancs s'en foutaient. Ils étaient coupables d'être noirs, et finirent au poste de police sans qu'on ai pu leur faire avouer quoi que ce soit ni remettre la main sur ce qui avait été volé. Les parents furent contactés, et les enfants relâchés faute de preuves.
C'était la première arrestation de Kovu, la première d'une longue liste. Sa mère l'avait cru quand il avait juré n'avoir rien volé, et il était désolé d'avoir du la déranger. Il n'avait que 14 ans après tout, et aux yeux de sa mère il était un enfant qui découvrait la dureté de la vie.
Et puis un jour, Kovu en eut assez. Assez d'être une victime, et de se faire marcher dessus par les autres. Assez d'avoir à endurer sans broncher. Il allait prendre son destin en main, et en soit c'était une bonne idée. Si seulement il avait pu suivre le bon chemin...

Il n'avait jamais été quelqu'un de très calme, il ne faut pas se faire d'illusions. Mais avec l'age il commença à sérieusement défendre « son » quartier avec ses potes. On ne peut pas vraiment parler de guerres de gangs, pas à une aussi petite échelle. Mais les bandes avaient désormais chacune un territoire et toute intrusion était passible de déclencher les hostilités. On se faisait des coups de salop, on taguait les maisons, on frappait même après s'être insulté. On attirait les flics dans un coin, puis dans un autre, on provoquait sans cesse... et on avait l'impression d'exister.
Personne ne le disait ouvertement mais ces actes de délinquance étaient un moyen d'oublier, encore, qu'il étaient dans un tunnel sans fin. Chacun savait que l'école ne les mènerait à rien, c'était le dead-end. Un vrai cul de sac dans lequel ils avaient été balancé à la naissance parce qu'ils portaient sur le front ''black'' comme s'il s'était agit d'une maladie. Une maladie aussi mortelle que la pauvreté dans laquelle ils étaient tous plongés.
Alors on s'énerve facilement on frappe des poings, on s'impose et on exclu en recréant sa propre société à l'échelle du quartier. On en vient à ne plus respecter l'autorité, on sèche les cours et on finit par ne plus du tout aller en classe. De toutes façons, les profs ont pour habitude de regarder tout ce beau monde de haut l'air de dire « je sais très bien que vous n'arriverez à rien et je me demande ce que vous foutez là ». Pour vraiment comprendre toute la haine que peut engendrer un tel regard, il faut le voir par soi même, en faire l'expérience. Il y a du mépris au fond des iris, et de la moquerie même dans les prunelles. Et on s'étonne après que Kovu ait le coup de poing facile... Et encore, s'il n'y avait que les profs...

Non. On sait tous que cette violence ne résout rien, n'est-ce pas. Et dans le fond Kovu aussi, envisage que cette attitude n'est là que pour se donner l'illusion d'exister. Ah mais pourtant...
Pourtant un jour la violence a finit par payer. Le jeune garçons approchait des 16 ans, il était grand, large d'épaules, et toujours aussi violent. Sous sa casquette ses yeux noirs scrutaient les visages, en cherchant à voir qui parmi les passant feraient le premier pas, le premier geste de travers. Kovu était seul ce jour là et il allait acheter des pâtes au super-marché. Il trouva sa victime, presque aussi grande que lui, et se chauffant mutuellement il finirent par se battre avec violence et force cris dans la rue. Les passant s'arrêtaient, personne n'osait intervenir, et on regardait ce combat de coqs avec une attention malsaine. Comme si une telle scène pouvait justifier toute la méfiance qu'on avait envers la population noire.
Un homme passait en voiture. Comme celui de devant s'était arrêté pour descendre et voir de plus près ce qui se passait, ce homme resta bloqué dans la rue. Il allait être en retard, il avait un train à prendre. L'espace d'un instant il regarda les deux opposants, et sortant alors précipitamment de son véhicule il bouscula tout le monde, en criant d'une voix forte et menaçante : ''Kovu !''
L'intervention du père fit cesser le combat. Enfin, un poing termina tout de même sur la joue du jeune garçon qui regardait son géniteur, interloqué. Est-ce qu'il était revenu ? Est-ce que c'était bien lui, au moins ?
Ils montèrent dans la voiture, la foule se dispersa. Et roulant jusqu'à la gare, le père et le fils discutèrent longuement. Au début Kovu ne parla que pour faire des reproches. Au fil des années, il en était venu à détester celui qui avait foutu en l'air la famille et qui affligeait sa mère des peines qu'elle devait supporter chaque jour. Ils parlèrent d'argent. Mr Daasanach était devenu banquier, il gagnait plutôt bien sa vie, et il concéda qu'il pouvait, qu'il devait même, aider ce qui était encore sa famille. Ses enfants.
Kovu avait besoin de prendre de la distance, d'après lui. La violence des quartiers noir défavorisés, il connaissait ça, et il savait par expérience que ça ne menait à rien. Alors qu'il y avait quand même de l'espoir pour eux. Mais où Kovu irait-il ?
Le Japon.




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Dernière édition par Kovu Daasanach le 09.09.10 21:12, édité 4 fois
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Jo Ari


Jo Ari a commenté le 08.09.10 11:58
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Mitsuki Hunai


Mitsuki Hunai a commenté le 08.09.10 12:06
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Kuriri Honda


Kuriri Honda a commenté le 09.09.10 3:23
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Invité


Invité a commenté le 09.09.10 18:51

Thanks all !

Je clos ma fiche ce soir, bientôt vous pourrez applaudir mon énorme niveau de connerie et mon bide super-gros.

Sans rire, je termine hein.

EDIT : Yeah man. Fiche terminée, en attente de validation capitaine 8)
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Noamiel Akumu


Noamiel Akumu a commenté le 09.09.10 21:20
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AGE : 23
I AM ALSO : Japonais.
TELL ME MORE : Possède la capacité de se métamorphoser en chat siamois.
YOU PLAY...? : Il adore grimper un peu partout, même sur les murs de l'école.

Bon ça va, je te valide.
Bienvenue à toi et amuse-toi bien sur le forum.


« À chaque fois qu'on se croise, le temps s'arrête. Le soleil reprend vie. Sur le même trottoir, tu tournes la tête. L'image au ralentit. Sans matin, sans soir et sans ... tempête. Je fige, tu me souris. Et comme dans toutes les histoires ... on se perd dans la masse en sens contraire. Le même coup de poing dans la même face. Entre la maladresse et le désir, j'ai beau m'préparer des lignes qui font rire. Ahh. Des mots tombeurs, des yeux qui visent le bullseye de ton coeur. Chaque fois qu'on se croise, je peux mourir. Chaque fois qu'on se croise, chaque fois qu'on se croise, chaque fois qu'on se croise, j'sais pas comment te le dire. » ▬ Bull's Eye | Louis-Jean Cormier
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